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Nous voulons créer des maisons solidaires pour loger les sans-domicile-fixe

L’année dernière, le nombre de sans-abris dormant dans les rues parisiennes a augmenté de 23%. En période hivernale, ces sans-abris se retrouvent principalement dans les stations de métro pour survivre face à des conditions climatiques difficiles. Le quotidien des sans-abris qui s’installent durablement dans les stations de métro rend compliquées les questions de salubrité et de sécurité pour les usagers du transport en commun.

Valérie Pécresse a ainsi souhaité donner une seconde chance en matière de réinsertion sociale et souhaite apporter une solidarité médicale et psychiatrique pour les plus fragiles. Par l’installation de maisons solidaires et de navettes pour accompagner les SDF, ainsi que par des partenariats avec les associations, nous souhaitons rendre leur dignité à ces Parisiens. « Le métro n’est pas un centre d’hébergement d’urgence » et le centre d’accueil de jour avec Emmaüs à Charenton-le-Pont qui accueille 60 SDF pendant la journée mais pas la nuit, ne suffit plus.

La prise en charge de ces sans-abris du métro sera personnalisée. Nous souhaitons une politique à taille humaine. Les sans-abris toxicomans seront pris en charge par l’AP-HP en partenariat avec nous et les SDF atteints de maladie psychiatrique seront suivis à l’hôpital Sainte-Anne. La région a aussi pour ambition d’apporter une réponse personnalisée pour les femmes et les enfants ainsi que de prendre en compte la question des animaux.

Tout un dispositif d’accompagnement sera exécuté de la meilleure manière possible, que ce soit depuis la station de métro jusqu’à la maison solidaire. Nous avons en effet établi une étude préalable pour identifier et localiser les différents sans-abris du métro : Ces derniers se trouvent pour la plupart dans une dizaine de stations avec correspondances, c’est-à-dire les plus fréquentées.

Ces derniers temps, les pouvoirs publics se sont principalement focalisés sur l’hébergement d’urgence des migrants. Cependant, nous oublions que les foyers de grande exclusion sont très présents dans les grandes villes comme Paris.

En ce qui concerne la localisation des locaux, le Pôle innovant lycéen (PIL), installé depuis dix ans dans un lycée vide du XIIIe arrondissement de Paris, accueillera les sans-abris. D’autres sites pourront être disponibles tels que dans le 17e, le 5e et dans le 1er arrondissement, dans les locaux de la mairie, qui va disparaître en 2020. « L’idée est d’avoir plusieurs maisons dispersées, avec pour chacune un accompagnement spécifique. » a déclaré Valérie Pécresse.

La Croix-Rouge, qui nous a déjà accompagné cet hiver pour l’accueil des femmes et des enfants à la rue au siège de la Région, sera notre partenaire principal. Aurore (dans le 5e) et éventuellement Emmaüs (dans le 1er) nous accompagneront également dans cette démarche.

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